J’ai reçu il y a quelques mois, un courriel de la société auprès de laquelle j’avais acheté le nom de domaine de mon site perso (www.keyvansayar.info) m’annonçant qu’ils étaient en fait des revendeurs et que comme ils avaient décidé de devenir eux aussi des vendeurs directs, leur ancien vendeur avait repris ses droits sur tous les noms de domaines qu’ils avaient revendus… bref ils m’annonçaient que ce n’était plus avec eux qu’il fallait voir pour ce qui concernait le nom de domaine de mon site perso. Après avoir téléphoné et écrit à vendeur et au revendeur, les deux m’annoncèrent que mon nom de domaine serait bloqué jusqu’au terme de la période pour laquelle il m’avait été attribué (oui parce qu’on ne peut pas acheter définitivement les noms de domaine, on les achète juste pour une période donnée allant d’un à dix ans). Bref, au lieu de rediriger les visiteurs vers mon site, on leur afficherait un message d’erreur jusqu’au 21 janvier, date à partir de laquelle je pourrais acheter de nouveau ce nom de domaine avec la société de mon choix. Seulement une fois la date venue, lorsque je me dépêchai de commander le nom de domaine, on m’annonça qu’il avait été réservé par la société du vendeur et que je n’aurai pas le droit de l’acheter. J’ai donc essayé de l’acheter à travers le site de cette société, espérant naïvement qu’on avait mis le domaine de côté pour moi. Que nenni (ou disons plutôt que chi car il faut tout de même vivre avec son temps). Le message d’erreur fut ensuite remplacé par une page portant sur la lingerie intitulée « Lingerie blog » proposant des « infos et tendances sur les soutiens-gorges, culottes, strings, corsets, etc… ». Pour le moment la page est plutôt rudimentaire et ne contient que quelques paragraphes éducatifs sur le nettoyage des parties intimes au savon. Je tenais dans ce post à clarifier les choses auprès de ceux et celles d’entre vous qui auraient pensé que j’avais amorcé une reconversion dans les métiers du porte jarretelle et du string ficelle. Quelques amis m’ont dit que je devrais poursuivre en justice la société qui a réservé ce domaine car elle associe ainsi mon nom (keyvansayar.info) à ses produits. Il faut les excuser, ce sont des amis juristes et ils ont souvent la gâchette un peu facile.
A titre personnel je dois avouer que je serais bien curieux de savoir quelle entreprise aurait sérieusement pu espérer que mon nom l’aide à vendre des petites culottes [je ne suis déjà pas assez connu pour que mon éditeur arrive à faire vendre mon livre, alors des corsets, imaginez-vous !]. Et je dois dire qu’après tout, plutôt qu’avoir vu mon nom acheté par des militants néo-nazis, des marchands d’armes ou une secte, je suis assez content qu’il ne s’agisse que de slips et de brassières. Soit dit au passant, je n’ai rien contre la lingerie affriolante.
